Le Protoxyde d’Azote a été découvert en 1776 par Joseph Priesley. Il a été utilisé dès la fin du 18e siècle comme « gaz hilarant » dans les foires. Ses effets anesthésiants ont été découverts en 1844 par le Dentiste Horace Wells qui l’a d’abord expérimenté sur lui-même, ce qui a permis à la chirurgie de réaliser de nets progrès grâce à ses effets analgésiques.
Propriétés pharmacologiques : Gaz incolore, non irritant, d’odeur faible. Peu soluble dans le sang, il procure un effet rapide en 3 minutes et rapidement réversible en 5 minutes environ.
En effet le Protoxyde d’azote exerce un effet antalgique et potentialise (augmente) l’effet des médicaments anesthésiques. Le Protoxyde d’azote est systématiquement utilisé au cours des anesthésies générales mélangé à l’oxygène pour potentialiser l’anesthésie générale et pour éviter de faire inhaler au patient de l’oxygène pur à 100%, toxique pour l’alvéole pulmonaire.
Il est également utilisé en médecine d’urgence (réduction de fractures), en pédiatrie et en salle d’accouchement.
Autres usages : Le protoxyde d’azote est utilisé comme gaz propulseur dans les bonbonnes de Crème chantilly ou de gaz dépoussiérant pour les ordinateurs. Son code européen est le « E 942 »
Dans de l’eau, le protoxyde d’azote a un goût sucré.
Le protoxyde d’azote possède un important effet de serre, persistant 120 années dans les basses couches de l’atmosphère
Naissance du MEOPA : Le risque principal du protoxyde d’azote est l’asphyxie par manque d’oxygène si il est inhalé «pur ». Ceci a mené à l’élaboration du mélange équimolaire avec de l’oxygène (MEOPA). Bien qu’il ait été utilisé régulièrement sous cette forme durant le 20e siècle, le MEOPA n’a été autorisé en France qu’à partir de novembre 2001, et seulement dans les services hospitaliers.
La nouvelle AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) officielle depuis le 2 Décembre 2009 précise le caractère non hospitalier et l’autorise donc en utilisation en cabinet dentaire après une formation spécifique.



